04/04/2007

04/04/07 - 21:57

CDXXII. - À l'Etat-major interarmées.



Lieu :

Une salle de réunion de l'Etat-major interarmées de la République royale de Bacteria. Table allongée, drapeau au mur et fenêtres qui ouvrent sur le complexe de bâtiments de l'Etat-major interarmées.



Personnages :

i. Les représentants de l'Etat-major interarmées : Le général de brigade, marquis de Brouzouphe, rattaché à l'Etat-major interarmées et le lieutenant-colonel Fracasse, son aide de camp, décoré de plusieurs ordres et héros de plusieurs guerres grâce aux ordres du jour publiés par le général Brouzouphe.

ii. La représentante du Ministre-général délégué à la Guerre de la République royale bactérienne : Madame Phoolar de Saint-Albion ;

iii. La capitaine Hercule, chargée de la XII° d'attaque aérienne ;

iv. Le capitaine Ulysse, chargé du XXXVI° de chasse alpine et son aide de camp, le lieutenant Bad von Badern.



Action !!!

Tous les assistants sont là, sauf le capitaine Ulysse et son aide de camp, de retour de manoeuvres en Tomania. Le lieutenant-colonel Fracasse mâche un chewing-gum et tourne conscieusement un style autour de son pouce, le bras gauche passé derrière son fauteuil. Entrent Ulysse et Bad, crottés et barda sur le dos.


Capitaine Ulysse. - Bonjour, bonjour... désolé pour le retard... les manoeuvres...

Général Brouzouphe. - Oui, mais tout de même ! Bon, on vous attendait, hein ! Allez, allez, installez-vous !

Le capitaine Ulysse et son aide de camp posent leur barda, font le tour de la table, serrent les pognes après s'être frotté les mains sur la veste et s'installent à côté du capitaine Hercule.

Lieutenant Bad, bas. - Bonjour, Hercule ! Ca va ?

Capitaine Hercule, bas. - Pas mal. Attends de voir ce qu'ils vont nous sortir, lieutenant.

Lieutenant Bad. - Bah, ça doit être important, vu qu'on a réuni tout le tintouin et les trouffions.

Général Brouzouphe, ventre calé contre la table. - Alors. On peut commencer, hein ? Donc, je disais que je vous avais demandé de vous déplacer pour que l'on discute de la date des grandes manoeuvres de l'hiver prochain. Quand c'est qu'elles commencent ? Je vous rappelle que je suis le garant, le garant, de leur réussite, et que je ne peux que souhaiter qu'elles se réalisent le plus rapidement possible, et de la façon la meilleure qui soit, hein ! Et que lorsque je vous ai consulté par la dépêche plénipotentiaire, capitaines, vous avez souhaité comme début des manoeuvres le 1er novembre !

Capitaine Hercule. - Oui. Vu tout ce qu'il faut faire - vu que le Ministre-général, M. Benzino Napoloni souhaite que les grandes manoeuvres soient achevées...

Madame Phoolar de Saint-Albion, compulsant ses fiches. - Aux ides de janvier.

Général Brouzouphe. - Oui, et alors ? Bon, d'accord, c'est tôt, j'en conviens, mais tout de même !

Capitaine Hercule. - Mon général, c'est une bête question de rétroplanning. Sauf retard majeur et empêchement, vu tout ce que le Ministre-général souhaite que l'on fasse, il nous semble plus que raisonnable de commencer les grandes manoeuvres vers mi-novembre. Plutôt un peu plus tôt.

Général Brouzouphe. - Mais c'est trop tôt ! Je vous rappelle que je suis le garant de la réussite des manoeuvres, et que là vous renversez tout ce qui a été fait depuis des lustres, hein !

Capitaine Hercule. - Je sais bien. Mais si nous voulons non seulement tester grandeur nature non seulement la force de réaction de la flotte aéroportée dans les conditions déjà requises cette année mais aussi pouvoir mettre en oeuvre le Hynkel III, il nous faut plus de temps...

Capitaine Ulysse. - Je ne peux que suivre le capitaine Hercule. Cette année, lors des manoeuvres la tenue des délais a été ric-rac, et ça a été aux dépens de la qualité. Nous avons perdu nombre d'unités, et la réorganisation des troupes lors de la phase finale n'a pu être effectuée que dans un certain désordre. Nous n'avons même pas eu le temps de faire le debriefing : c'était déjà le jour de la grande revue devant le Président-roi.

Général Brouzouphe. - Mais enfin vous n'y pensez pas ! Croyez-en mon expérience ! Déjà à Azincourt, je vous dis ! Je ne peux que le constater, hein ! Lorsqu'on avance trop les grandes manoeuvres, la qualité s'en ressent : le soldat n'a pas le temps d'astiquer son fusil, les semelles ne sont pas propres et un soldat qui n'est pas propre n'est pas un soldat compétent et présentable en revue !

Lieutenant Bad, in petto. - Pfff, son soldat il peut astiquer son fusil durant le transport des troupes ? Ou on peut pas inventer une méthode pour astiquer plus efficacement les fusils ? Après tout, c'est le djobeu de l'Etat-major, de moderniser !

Madame Phoolar de Saint-Albion. - Si je puis me permettre, je comprends bien le souci des capitaine Ulysse et Hercule. Cependant, je dois souligner que la mise en production du Hynkel III, juste avant les tests des manoeuvres, n'est réalisable dernier carat que le 11 novembre.

Lieutenant Bad. - C'est la vraie date ou celle qui tient compte des retards ?

Madame Phoolar de Saint-Albion, pincée. - Il n'y a jamais eu de retard de matériel lors de la livraison avant les grandes manoeuvres.

Lieutenant Bad. - Ah bon ? J'ai conscience que je n'ai pas autant d'expérience ni de compétence que ceux qui sont autour de cette table...

Général Brouzouphe, rayonnant. - Allons, allons, lieutenant !

Lieutenant Bad. - ... mais si ma mémoire est bonne, lors des trois manoeuvres auxquelles j'ai pu assister, les versions précédentes du Hynkel ont toujours été livrées avec quelques jours de retard. Le pire, ça a été quatre.

Madame Phoolar de Saint-Albion, faisant mine de chercher. - Vous êtes sûr ? Je ne me souviens pas.

Lieutenant Bad. - Si, c'était en

Général Brouzouphe, le coupant (il était alors responsable du projet Hynkel). - Oui, bon, donc le 11 on vous dit ! Et encore, hein ! Vous voyez qu'on-ne-peut-pas !

Capitaine Ulysse, ayant consulté son homologue. - Mon général, nous comprenons les nécessités de livraison du Hynkel III. Si on compte deux jours de rab au cas où, ça nous permet de commencer les manoeuvres le 13 novembre. Nous acceptons quinze jours de moins, mais c'est déjà quinze de mieux que l'an passé. On cravachera, mais on pourra tenir les délais.

Capitaine Hercule, lieutenant Bad, in petto. - Et vlan !

Général Brouzouphe. - Hein ! Mais ! Je vous dis que ! Jamais ! Croyez-en mon expérience ! Ramillies ! Reichshoffen ! Sedan ! Il n'est pas bon de prendre trop d'avance ! Ca nuit toujours à la qualité des manoeuvres !

Lieutenant Bad, surpris et in petto. - Mais pourquoi il parle pas tout simplement du fait qu'il faudrait aménager le système de visée de l'Adenoid X ? Au moins ce serait un argument... Et encore... on pourrait toujours y réfléchir avant.

Général Brouzouphe, sur sa lancée. - Et d'ailleurs qui vous dit que ce serait possible, hein ?

Madame Phoolar de Saint-Albion. - Mon général, la gendarmerie et les gardes mobiles commencent leurs manoeuvres fin octobre... en tant que représentant du Ministère-général, je ne vois pas d'opposition... tant que les troupes sont prêtes pour la revue devant le Président-roi.

Capitaine Hercule, bas, au lieutenant Bad. - Vlan !

Général Brouzouphe, se calant à nouveau le ventre. - Non, décidément je ne peux pas ! Je vous rappelle que je suis le garant des grandes manoeuvres !

Capitaine Ulysse, doucement. - Ben justement... le 13 novembre...

Général Brouzouphe, s'emportant d'un geste large. - Bon ! Mais je vous rappelle que ce ne sera pas possible ! Qu'est-ce que tu en penses, Fracasse ?

Lieutenant-colonel Fracasse, sans lever les yeux, entre deux mâchouillement de chewing-gum. - 15 novembre.

Général Brouzouphe, se redressant. - Le 15 !

Capitaine Ulysse, respectueux. - Mon général, le 15, ce n'est pas possible...

Général Brouzouphe. - Quoi, encore ? Je vous ai dit le 15 ! Garant, que je suis, hein !

Capitaine Hercule, irrité. - Général, le 15 est le début du Pont National de soulagement festif à la gloire de nos glorieux ancêtres décrêté par le Président-roi et ça nous fait commencer le 17. Au moins, si on commence le 13, les troupes sont sur place, matos en place, et prêtes.

Général Brouzouphe. - Mais enfin ! Je ne peux que vous rappeler mon expérience, depuis Crécy, je vous dis ! Si vous avancez trop les débuts, les soldats ne sont pas prêts ! Le 15, allez !

Capitaine Ulysse. - Mon général, je crois que le 15 n'est pas raisonnable du tout. Comme vous le disait Hercule, ça nous fait vraiment commencer le 17. Le gain de temps par rapport à l'an passé est négligeable, du coup.

Capitaine Hercule. - Général, nous ne pouvons pas commencer aussi tard ! Jamais nous n'aurons le temps de mettre en oeuvre le Hynkel III ! On ne va pas encore utiliser le Hynkel II !!! Jamais le Ministre-général ne l'admettra.

Général Brouzouphe, catégorique. - Le 15 !

Capitaine Hercule. - Le 13, Général !

Général Brouzouphe, se calant le ventre. - Le 15.

Capitaine Ulysse. - Mon Général, le 13...

Général Brouzouphe, s'étranglant. - Bon. Mmmh. Le 14.

Les deux capitaines se regardent, désolés, et se parlent à l'oreille.

Capitaine Ulysse, conciliant. - D'accord pour le 14, mon Général.

Capitaine Hercule, rageur. - Il faudra que les troupes se magnent le train pour tout mettre en place avant le Pont National. Mais on fera tout pour. Quitte à crever les soldats d'office. Merci, Général.

Général Brouzouphe. - Vous voyez, hein !

Madame Phoolar de Saint-Albion. - Très bien. Je note donc que ce sera le 13. J'en informe monsieur le Ministre-général.

Capitaine Ulysse. - À propos, cette génération Hynkel III volera bien en conformité avec les exigences de l'arrêté du Ministre-général, notamment quant aux tables prospectives de vol ?

Général Brouzouphe. - ...

Lieutenant-colonel Fracasse. - Oui. Mais au charbon.

Capitaine Hercule, lieutenant Bad. - Quoi ??? Au charbon ? Mais l'arrêté ! Les tables prospectives ! C'est une blague ?

Général Brouzouphe, coupant court. - Madame de Saint-Albion, je vous remercie d'avoir bien voulu vous déplacer pour assister à cette réunion.

Madame Phoolar de Saint-Albion. - Oh, vous savez, c'est trois fois rien. Je n'ai jamais eu que cinq heures de route pour assister à un débat sur une date.

Général Brouzouphe, mielleux. - Comme vous le voyez, nous mettons tout en oeuvre pour que les grandes manoeuvres s'accomplissent au mieux, mais attendez je vous raccompagne...

Le général Brouzouphe et le lieutenant-colonel Fracasse, toujours mâchouillant, sortent avec madame de Saint-Albion.

Lieutenant Bad. - Hercule ?

Capitaine Hercule, fatigué. - Oui.

Lieutenant Bad. - On a marchandé sur une date, avec deux jours de décalage.

Capitaine Hercule, soupirant. - Oui.

Capitaine Ulysse. - Et pour ça on a mis un général d'état-major, un représentant du ministère et deux officiers.

Lieutenant Bad. - Et un trouffion. Bon on va bosser maintenant ?

Capitaines Ulysse et Hercule, rigolant. - Oui ! Qu'au moins on fasse quelque chose !

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"Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura
chè la diritta via era smarrita.

Ah quanto a dir qual era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura !

Tant'è amara che poco è più morte ;
ma per trattar del ben ch'io vi trovai,
dirò dell'altre cose ch'i' v'ho scorte."

Dante Alighieri, Inferno , I.





"Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis."

François Villon, Epitaphe, 1-4.





"Drapé dans un manteau blanc à doublure sanglante et avançant de la démarche traînante propre aux cavaliers, un homme apparut sous le péristyle qui séparait les deux ailes du palais d'Hérode le Grand. C'était Ponce Pilate, procurateur de Judée. Le printemps était là et l'aube du quatorzième jour du mois de Nisan se levait."

Mickhaïl Boulgakov,
Le Maître et Marguerite, II.





"Je chante les armes, et l'homme ! Oui, celui-là, le premier qui arriva des bords de Troie en Italie, et aux rives du Lavinium, prédestiné, fugitif ! Il a connu bien des traverses, et sur terre, et sur l'abîme, sous les coups de Ceux d'en haut - à cause de la colère de la cruelle Junon. Il souffrit aussi, beaucoup, par la guerre, alors qu'il luttait pour fonder sa ville et installer ses dieux dans le Latium.

Et c'est de là que viennent la race latine, les Albains nos pères, et les murs de la haute Rome !"

P. Vergilius Maro, Aeneidos, I, 1-7.
Trad. toute perso.





"À six heures du matin, Pinhas Solal, dit Mangeclous, descendit tout habillé du hamac qui lui servait de lit dans la cave qui lui servait de chambre. Pieds nus mais comme de coutume en redingote et haut-de-forme, il ouvrit le soupirail et aspira, les yeux fermés, les souffles de jasmin et de chèvrefeuille mêlés de senteur marines."

Albert Cohen, Les Valeureux, I.





"Les critiques, pourtant si impitoyables, du Redon, gardèrent le silence. Par discrétion à l'égard de leurs amis ou des garçons du café qui leur tenait compagnie, ils se retenaient d'exprimer leur admiration ineffable. Mais tous ces yeux isolaient l'image du plus beau garçon qu'il leur avait été donné de caresser par le passé, pour la comparer à la statue nue de Yûichi qu'ils imaginaient en face d'eux."

Yukio Mishima,
Les Amours interdites, VIII.





"Et c'est ainsi qu'ils accomplirent les funérailles d'Hektôr, le dompteur de chevaux."

Homère, Iliade, XXIV.





"Je suis un homme malade... Je suis un homme méchant. Je suis un homme déplaisant. Je crois que j'ai une maladie du foie. D'ailleurs, je ne comprends absolument rien à ma maladie et ne sais même pas au juste où j'ai mal."

Fiodor Dostoïevski, Le Sous-sol, I.





"Je n'ai pas de souvenir d'enfance. Jusqu'à ma douzième année à peu près, mon histoire tient en quelques lignes : j'ai perdu mon père à quatre ans, ma mère à six ; j'ai passé la guerre dans diverses pensions de Villard-de-Lans. En 1945, la sœur de mon père et son mari m'adoptèrent.

Cette absence d'histoire m'a longtemps rassuré : sa sécheresse objective, son évidence apparence, son innocence, me protégeaient, mais de quoi me protégeaient-elles, sinon précisément de mon histoire vécue, de mon histoire réelle, de mon histoire à moi qui, on peut le supposer, n'était ni sèche, ni objective, ni apparemment évidente, ni évidemment innocente.

"Je n'ai pas de souvenirs d'enfance" : je posais cette affirmation avec assurance, avec presque une sorte de défi. L'on n'avait pas à m'interroger sur cette question. Elle n'était pas inscrite à mon programme. J'en étais dispensé : une autre histoire, la Grande, l'Histoire avec sa grande hache, avait déjà répondu à ma place : la guerre, les camps."

Georges Perec,
W ou le souvenir d'enfance, I.





"Je m'appelle Ishmaël. Mettons."

Herman Melville, Moby Dick, I.





"À mon sens, lorsque mes parents m'engendrèrent, l'un ou l'autre aurait dû prendre garde à ce qu'il faisait : et pourquoi pas tous les deux puisque c'était leur commun devoir ?"

Laurence Sterne, Vie et Opinions de Tristram Shandy, Gentleman, I.





"Nunc et in hora mortis nostrae. Amen. Le rosaire quotidien s'achevait. Pendant une demi-heure, la voix paisible du Prince avait rappelé les Mystères glorieux et douloureux ; pendant une demi-heure, d'autres voix mêlées avaient tissé un bruissement ondoyant où s'épanouissaient les fleurs d'or de mots insolites : amour, virginité, mort."

Giuseppe Tomasi,
duc de Palma de Montechiaro,
prince de Lampedusa, Le Guépard, I.





"Cette histoire n'est pas fantastique, elle n'est que romanesque. Faut-il en conclure qu'elle ne soit pas vraie, étant donné son invraisemblance ? Ce serait une erreur. Nous sommes d'un temps où tout arrive, - on a presque le droit de dire où tout est arrivé. Si notre récit n'est point vraisemblable aujourd'hui, il peut l'être demain, grâce aux ressources scientifiques qui sont le lot de l'avenir, et personne ne s'aviserait de le mettre au rang des légendes."

Jules Verne,
Le Château des Carpathes, I.





"Une casquette de chasse verte enserrait le sommet du ballon charnu d'une tête. Les oreillettes vertes, pleines de grandes oreilles, de cheveux rebelles au ciseau et des fines soies qui croissaient à l'intérieur même desdites oreilles, saillaient de part et d'autre comme deux flèches indiquant simultanément deux directions opposées. Des lèvres pleines, boudeuses, s'avançaient sous la moustache noire et broussailleuse à leur commissure, s'enfonçaient en petits plis plein de désapprobation et de miettes de pomme de terre chips. À l'ombre de la visière verte, les yeux dédaigneurx d'Ignatius J. Reilly dardaient leur regard bleu et jaune sur les gens qui attendaient comme lui sous la pendule du grand magasin D.H. Holmes, scrutant la foule à la recherche des sines de son mauvais goût vestimentaire. Plusieurs tenues, remarqua Ignatius, étaient assez neuves et assez coûteuses pour être légitimement considérées comme des atteintes au bon goût et à la décence. La possession de tout objet neuf ou coûteux dénotait l'absence de théologie et de géométrie du possesseur, quand elle ne jetait pas tout simplement des doutes sur l'existence de son âme."

John Kennedy Toole,
La Conjuration des imbéciles, Un.



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