CLXVII. - J'avais besoin de vous, Lecteurs, pour avis et critique.
Pour ceux qui sont plus en retard que moi, le contexte était le suivant :
En gros, ma soeur était au courant de l'existence de mon blog, et le consultait. Mon père, qui est un indécrottable curieux, a regardé dans ses dossiers "favoris" quinze jours auparavant, est tombé dessus, et a fait un scandale à la maison, engueulant mon frère et ma soeur. Ce qui m'a valu un sermon par courrier et chantage affectif ("Il ne peut rien en sortir de bon...grand choc... rien de positif...si c'est ton penchant réel et naturel on n'a rien à dire bien que cela nous fasse mal... que dirais-tu si nous pratiquions l'échangisme... tu te dégrades... tu te salis... ne gâche pas ta vie, etc.").
L'aspect paradoxal est qu'il ne s'agissait pas d'un coming-out, puisqu'il datait de l'année passée, pour lequel il y avait déjà eu scandale et déjà explications - qui ne changent guère de mon côté. Je considérais la chose comme admise, et basta. Ben non. "L'affaire du blog" virait à l'affaire d'Etat, avec dommages collatéraux sur l'ensemble de la famille... ce qui fait que si je ne répondais pas afin de clarifier les positions et les frontières, d'ici un an ça repart comme en quarante (bonne vieille logique du "on veut pas le savoir").
Bref. J'ai passé une longue semaine à rédiger une bafouille. J'ai demandé l'avis de la foule de ce site, des passants qui s'arrêtent et lisent, des curieux externes et internes. J'ai eu des commentaires, et des échanges en dial, qui m'ont incité à atténuer mes enthousiasmes d'origine. À la troisième version, je me dis que cela suffit, et que je peux envoyer.
Merci à tous, pour vos avis.
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Paris, le 8 mai 2006
Famille,
J’ai de nouveau eu vent de vos découvertes sur internet, et des réactions qu’elles suscitent. Disons que je le savais depuis quelque temps, mais cela m’a semblé tellement monter en sauce qu’il faut de nouveau que j’intervienne, un peu comme l’an passé. J’avoue qu’il m’a fallu du temps pour rédiger tout ça, d’où la lenteur de ma réponse.
En fait, si je pense que je n’ai pas à vous « justifier » quoi que ce soit – ce qui serait un brin ridicule, j’ai l’impression que mettre certaines choses au clair serait nécessaire. C’est ce que je vais essayer de faire ici, de répondre aux questions qu’il me semble y avoir dans vos inquiétudes. Car inquiétude il y a. Je ne veux pas vous « rassurer » (car alors vos inquiétudes seraient légitimes, et juste à consoler, de façon passagère). Je ne veux pas prétendre que vous êtes les méchants et que je suis le gentil qui souffre à cause de ses parents injustes. Je veux vous faire comprendre, vous faire réfléchir, vous montrer qu’il n’y a pas de raison à votre réaction.
1. Les mots à employer
L’hétérosexualité désigne les personnes qui sont sexuellement intéressées par des personnes du sexe opposé. C’est la « normalité » au sens social, car c’est la sexualité la plus répandue.
L’homosexualité désigne les personnes qui sont sexuellement intéressées par des personnes du même sexe. L’homosexualité peut être féminine (le terme à la mode est lesbienne, mais on trouve aussi goudou, gouine, tribade…) ou masculine (le terme à la mode est gay, mais on trouve aussi pédé, pédale…).
La bisexualité désigne les personnes qui sont sexuellement intéressées par les personnes des deux sexes. Contrairement à ce que l’on entend souvent, le bisexuel n’est pas un homosexuel en devenir, ni un hétéro qui veut voir ce que c’est que l’autre face cachée du monde. Être bi ne veut pas dire qu’on va désirer en même temps deux personnes de sexe différent, ni qu’on va vouloir profiter de tout, ni qu’on va tomber simultanément amoureux de deux personnes de sexe différent. Cela signifie qu’on peut tomber amoureux, désirer, coucher avec ou tout autre verbe relatif au sentiment ou à la sexualité avec un homme ou une femme.
Il s’agit là uniquement de classifications pour se simplifier l’existence. Il faut avoir en tête que les gays ne vivent pas dans un coin du monde, dans un monde à eux : ce sont des personnes comme tout le monde, qui vivent dans des appartements ou des maisons comme tout le monde, et font ce que fait tout le monde. Ce n’est pas un monde contre l’autre, ni même un monde dans le monde normal.
Comme déjà écrit l’an passé, je considère pour l’instant que je suis bi. J’ai désiré des garçons et des filles. Je suis « resté » avec des garçons et des filles. Il m’est arrivé d’être vraiment amoureux, et ces quelques et rares fois ont concerné des garçons et des filles. Il faut bien comprendre, aussi, qu’il ne s’agit pas d’un égarement de l’âge jeune, ni que la bisexualité se résout avec le temps (que mécaniquement un jour je redeviendrai « normal », c’est-à-dire que j’en viendrai nécessairement à vivre avec une femme) : rien n’est donné, tout peut arriver.
Cela n’a pas été facile à avaler pour moi. Pour être honnête, il m’a fallu bien cinq ans, entre la fin de la prépa et les années d’école. Non seulement pour des raisons de culpabilité (pourquoi moi, qu’est-ce que je suis, pourquoi est-ce que je ressens cela ?) mais aussi de repère par rapport à une morale et une éducation. Et aussi loin que je fasse l’effort de me souvenir, en essayant d’être objectif, je pense avoir inconsciemment désiré les deux. Même si pour des raisons d’éducation et de poids social évidents le désir pour les damoiselles était plus normal, donc plus avoué.
Pour autant, tel que je suis, je me trouve mieux désormais que lorsque je ne savais pas où j’en étais.
2. Internet : blogs, sites, etc.
Il y a sur internet des sites divers, dont beaucoup pour les hétéros, et d’autres pour les homos, où s’insinuent un peu les bis. Ces sites peuvent être des sites de rencontre où l’objet principal est de trouver « l’âme sœur » dans le cas le plus irréel, forniquer à tout crin avec le premier venu et simplement des fois se détendre et discuter sans chercher la petite bête. Ces sites ne sont pas l’apanage des homos, puisque les sites hétéros, encore plus tournés vers le sexe, foisonnent et sont légions.
Tous ces sites fonctionnent par logique de pseudonyme ; une personne qui est sur un site se choisit un pseudo, qui est différent de son vrai nom, pour des raisons de confidentialité basique.
Je suis en ce qui me concerne inscrit sur deux sites (un peu comme on s’inscrit dans un club ou une association). Le premier, même si cela un bout de temps que je n’y suis plus allé, parce qu’il a un « forum », c’est-à-dire un endroit où plusieurs personnes peuvent discuter de façon publique (ce que chacun écrit est lisible par tous) sur différents sujets, qui peuvent aller du politique au social en passant par le simple jeu de mot, le plaisir de papoter, etc.
Le second est un site où l’on peut tenir son blog, c’est-à-dire un journal (et non pas « son » journal : ce n’est pas au sens strict un journal intime). Il a l’avantage d’être simple d’utilisation, relativement fiable et discret. Par ailleurs, étant un site gay, pour m’y trouver il faut le vouloir, et donc « en être » soi-même, être au courant ou n’avoir pas les idées claires. En ce qui me concerne, je considère ce blog comme un moyen d’entretenir une certaine gymnastique intellectuelle : je me suis donné comme orientation première d’y écrire des histoires, des récits, des petits contes, etc. C’est donc pour moi un amusement, un défouloir de l’esprit avant tout, et Frangine, qui le connaissait, a raison de le prendre comme tel : c’est un jeu littéraire. Et parfois un compte-rendu de mes états d’âmes, aussi, mais c’est plus rare.
3. Publicité et intimité
Si j’ai bien compris, le fait d’avoir « découvert » que j’avais un blog a fait un scandale. La question est : qu’est-ce qui vous gêne ? Le fait que votre fils soit bi ? Mais vous le saviez déjà, ça a fait déjà suffisamment de foin l’an passé. Le fait que ça soit écrit sur internet ? Vous auriez donc peur de personnes que vous connaîtriez qui tomberaient dessus ? Mais comment tomberaient-elles dessus ? Comment me reconnaîtraient-elles ? Et en quoi cela est-il honteux, puisque c’est vrai ? Par ailleurs, je ne cite jamais quoi que ce soit en ce qui concerne des noms – que ça soit ceux de la famille ou du travail, même s’il m’arrive d’en parler.
Serait-ce le fait que ça soit un site gay ? Oui, mais il a été choisi parce que justement un site homo est paradoxalement plus discret (voir les points évoqués plus hauts).
Le fait que cela ne donne pas l’exemple ? En quoi ce qui pourrait en sortir serait-il négatif ? Serait-ce une question de morale ? Mais la morale ne concerne pas ce qui relève des choix intimes, mais de principes généraux qui engagent l’action de l’homme, et non ses désirs – donc non. Par rapport au regard des voisins ? Les voisins sont bien ridicules et bien mesquins s’ils donnent tant de poids à ce point de détail de l’existence, et moi j’aurais alors à émettre des commentaires et des jugements sur leur propre sexualité, et leur curiosité, ce ne serait que juste retour.
Effectivement, un tel site s’affiche (entre autres) comme « site de rencontres » – comme beaucoup de sites sur internet, même lorsqu’il s’agit de sites parlant uniquement de philosophie ou d’histoire romaine. L’essentiel de ce que j’y ai pu voir ne montre jamais que des braves types comme moi qui se contentent de rédiger leur blog de temps à autre, et de discuter lorsqu’ils trouvent un sujet commun, le plus souvent bien sage (le dernier en date tournait autour d’un opéra du XVII°). Bien évidemment, il y a toujours les moutons noirs, des imbéciles et des crétins : la bêtise est la chose du monde la plus répandue…
4. Éducation : bien et mal
Je pense que vous vous posez la question de « comment vous avez bien pu m’éduquer, pour que je devienne ainsi ». Je ne vais pas faire un éloge de l’éducation dont j’ai bénéficié, ni de mon enfance, ce serait trop facile. Je vais juste vous dire que ce qui relève de la profonde intimité ne relève pas de l’éducation.
Car la vraie question qu’il y a là-dessous, c’est que j’aurais raté mon éducation, et que je serais tombé, que j’aurais chuté. Non. Du point de vue humain, l’homosexualité n’est rien. Elle ne relève même pas du mal ou du bien. Est-ce qu’être hétérosexuel ou Picto-charentais est « bien » ? Non : c’est un élément constitutif de la définition de la personne, et c’est tout. Et je le considère comme tel.
Agir bien et agir mal ne se fait pas par rapport à des schèmes dichotomiques (hétéro/homosexuel, noir/blanc, homme/femme…) mais par rapport à des principes universels. Ce n’est pas parce que quelqu’un est hétérosexuel qu’il va spontanément agir bien ou mal, en tout point de son existence, et même dans sa sexualité. Il y a des ordures, des crétins, des fats partout. Il y a des personnes qui cherchent sans arrêt à assouvir des phantasmes, et je pourrais pour la forme citer un de mes collègues, petit beauf de base, qui est un bien beau modèle de cette si belle hétérosexualité. Il y a des couples homos, et pas tous, qui vivent une vie « calme, honnête, propre ». Il y a des couples hétéros, et pas tous, qui vivent une vie « calme, honnête, propre ». Il y a des homos qui s’enfoncent dans une vie de luxure sans fin. Il y a des hétéros qui s’enfoncent dans une vie de luxure sans fin.
La dépravation n’est pas l’apanage des hétéros, ou des homos. Elle est le privilège des imbéciles. Et non seulement je vis cette facette de ma vie non pas en assouvissant des phantasmes quelconques, non seulement je ne change pas de « partenaire » sans arrêt, mais les quelques personnes que j’ai pu rencontrer, c’est que je les appréciais, que les désirais, que je les aimais. Je ne fais pas de trucs délirants : je
suis avec
une personne, et nous nous apprécions, et c’est tout.
5. Minorités et visibilité
L’homosexualité est une minorité, et en plus une minorité qui relève de goûts, ce qui fait qu’elle n’est pas spontanément visible – et que jusqu’à récemment elle a bénéficié de peu d’égalité des droits (la dépénalisation légale de l’homosexualité en France date de 1982, grâce à Saint Robert Badinter). Sans entrer dans la discussion de ce que sont les « droits des homosexuels » (qui ne sont en fait que les droits de tout citoyen, mais qu’on oublie parfois d’appliquer dans certains cas trop gênants), pour se faire admettre, il a fallu se rendre « visible » (montrer qu’on existait pour montrer que des droits n’étaient pas appliqués). Ce sont les grandes folles, les cuirs et moustaches, les sœurs de la perpétuelle indulgence. On leur doit beaucoup, simplement parce qu’ils ont fait que le droit de la République s’applique progressivement à tous, conformément au préambule de la Constitution.
Par ailleurs, le problème de toute minorité est que les éléments les plus caricaturaux sont les plus visibles et, par conséquent, ceux que tout le monde a en tête, sans que cela soit représentatif. Des immigrés siciliens, on retient systématiquement les mafiosi aux Etats-Unis. Des conducteurs automobiles, on retient systématiquement ceux qui renversent les enfants. Et des homos les plus caricaturaux, aussi. Remercions ici les médias, qui simplifient toujours tout, font de beaux rapprochements bien simplistes et sont écoutés par des millions de personnes.
Non, l’homo de base n’est pas une grande folle qui parle aigu et ondule du bassin. Non, l’homo de base n’est pas un mec qui se balade avec des plumes. À moins qu’on m’apprenne que l’hétéro de base parle grave et boit de la bière en rotant, ou qu’il part à la chasse tous les matins pour exterminer des palombes à coups de bouteilles de pastis. L’homo de base, tout comme l’hétéro, est quelqu’un de normal, que rien ne dissocie d’autrui, si ce n’est sa personnalité, c’est-à-dire ce qui fait la richesse de chaque personne. Et il y a effectivement, au sein de cette personnalité, un élément qui touche à l’affection, au désir et aux sentiments.
6. Sexualité et marché
La conséquence de la minorité sexuelle – et du fait que la sexualité n’est pas écrite sur le front – est que les célibataires sont plus fréquents quand ils sont gays. On trouve plus facilement son bonheur pour faire une sauce tomate quand au marché il y a des caisses de tomates fraîches. C’est plus délicat quand il y a plein d’aubergines et juste quelques tomates mélangées dedans. Il faut les trouver, et que personne ne soit passé avant.
Le fait qu’il y ait autant de célibataires ne veut pas dire que les gays ne rêvent pas après le grand amour. C’est un mythe bien présent, et encore plus présent, plus fort, plus terrible, me semble-t-il, que pour les hétéros. Mais ils sont célibataires, et ils peuvent avoir plusieurs amoureux de façon successive – tout comme les hétéros célibataires, tant qu’ils n’ont pas trouvé la personne qui leur convenait le mieux. Il n’y a là rien que de très normal.
7. Les parents et les enfants
En fait, je crois que le plus gros problème que vous avez en tant que parents, ce n’est pas ma sexualité, c’est que vous avez du mal à admettre que nous grandissons, Frangin, Frangine et moi. Lorsqu’un enfant grandit, et devient adulte, il ne dépend plus des parents : il n’est plus une chose qu’on peut modeler un peu comme on l’entend, en fonction de ses propres espoirs et de ses propres idéaux, à laquelle on dit « ne fais pas ça » ou « fais ça ». Maintenant, vous avez le devoir de dire que vous condamnez certaines de mes actions si elles sont dangereuses pour moi. Maintenant, vous n’avez aucun droit à demander à ce que j’agisse comme vous l’entendez.
J’estime, en ce qui me concerne, avoir suffisamment rempli nombre des espoirs et idéaux que vous avez logés en moi : j’ai fait un bac scientifique, j’ai fait une classe prépa, je me suis fait chier durant trois ans dans une école que je n’aimais pas, j’ai maintenant un travail de cadre où je brasse des millions. Je pense que pour les idéaux à remplir, j’ai fait ma part.
Il faut bien comprendre que je n’ai pas besoin de protestations véhémentes où vous dites admettre ce que je fais et choisis. Je suis comme cela, et rien ne pourra y changer. Je n’ai pas l’impression de faire étalage de ma sexualité ni de ma vie sentimentale, simplement parce que ça ne reste qu’une composante de ma vie. Mais il est absolument probable qu’un jour je vive avec quelqu’un, et que ce soit un homme – ou une femme. Je n’en fais pas publicité, tout comme je n’aurais pas à crier sur les toits si j’étais hétérosexuel, mais je n’ai pas à le cacher pour autant, ni à en avoir honte.
Enfin, pour moi, c’était chose admise, puisqu’il y avait déjà eu un scandale l’an passé. J’avais déjà écrit une lettre, où je pensais avoir été suffisamment clair. Je n’ai pas l’impression. J’ai été volontairement plus long et plus violent ici, pour vous forcer à réfléchir – et non pas à faire des phrases déclamatoires où vous dites que oui vous admettez tout et que je fais ce que je veux, même si ça vous fait mal. Parce que ça n’a pas à vous faire mal, et que vous n’avez pas à vous inquiéter, à estimer qu’il y a salissure, à craindre des regards ou imaginer des choses, que ce soit pour moi ou pour vous. Sinon l’an prochain on est reparti pour un tour et je peux déjà écrire la prochaine lettre.
C’est aussi pour ça que j’ai fait le choix de ne plus répondre au téléphone ces temps-ci : il faut réellement que vous preniez la mesure de ce qui est en train de se jouer. Ce qui doit mûrir en vous (et en moi) maintenant est le vouloir vivre ensemble de la famille, et ce vouloir vivre ensemble n’est pas qu’une affaire de sexualité du fils aîné, mais aussi (je me répète) de ce que c’est qu’être parent quand les enfants deviennent adultes. C’est agressif, c’est peut-être blessant, mais si en un an vous n’avez pas digéré et me refaites la même chose, en pire, je ne vois que ça, pour le bien de tous. Même si j’ai bien conscience qu’une seule année pour se changer de ce qu’on a connu durant vingt-cinq ans, ce n’est pas si facile que ça.
Nous en reparlerons d’ici quelques temps, quand tout ça aura un peu reposé.
D’ici là, je vous embrasse,
Olivier
01/05/06 - 23:34
Je n'ai pas tout lu, je me suis arrêté au 3.
Pour te dire que tu es extrêmement gentil avec eux, vraiment. Tu leur explique tout, mais ils doivent faire une partie du chemin eux-mêmes... et apprendre à te respecter. C'est pas évident de l'exiger de sa famille, mais c'est nécessaire.
En tout cas, c'est très bien écrit et vraiment, très gentil.
Sinon perso je n'aurais pas autant écrit sur mon désir, mais ça, ça dépend des sujets que tu abordes avec eux.
Bon courage en tous cas! :-)
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